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Et patati.

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  (…) un déni qui est un délit, cupidité et génocide annoncé des générations futures. (réponse à Maud au sujet du réchauffement climatique). Le passé n'existe plus et le futur n'existe pas (une de mes brèves). (avec HL). Se dire qu'il y a toujours plus petit, bête et moche que soi. Snober les clones à la Brad Pit ou Einstein. Et puis, la tonsure ou le laideron. (avec HL). Les graines d'ignares font des champs de soldats. (avec yl5). De toute façon c'est bien connu: le nuage [nucléaire] s'arrête aux frontières. (avec HL). Un Chinois qui pète … (avec HL à propos de l’effet papillon). Moi j'ai pris Muti et Marceau, tant qu'elles s'engueulaient j'étais peinard. (avec HL, on peut rêver quand même!). Moi je revends mes poupées gonflables sur le bon coin. C'est le piège de la consommation, ils rajoutent sans cesse des options! (avec yl5). Pareil pour les enfants, poser des interdits c'est leur donner des idées. (réponse à yl5). Un texte très for...

Normales saisonnières.

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  La question étant : est-ce que les « normales saisonnières » existent encore ? N’est-ce pas un vieux mythe pour les enfants, le printemps et ses bourgeons, l’automne de Verlaine, le frimas, les steppes sous la neige, le vin chaud de Noël, les filles de feu de Nerval, ou celles de l’aurore de Sheller (moins connu et alors?). L’apocalypse à dose homéopathique, il fallait y penser. Mais la suite est exponentielle, à cette vitesse, même les vieux en seront témoins. Pas étonnant qu’on fasse la course pour retourner sur la Lune, un tremplin pour Mars dit-on, tous les pays qu’on dit développés veulent en être, et combien seront du voyage le jour où la Terre poussera son dernier soupir ? Le soleil est un jeunot, il a encore 5 milliards d’années devant lui, peut-être plus, peut-être moins, la Terre aura des allures de Vénus d’ici là, mais le commun des mortels, ou ceux qui se disent au-dessus, aura goûté le pissenlit bien avant. L’alouette n’annoncera rien du tout depuis le musée des espè...

Leçon 1.

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  D’abord il y a eu le Big Bang, ou le gros Bang, en bon français. Qu’est-ce qui vous fait ricaner vous ? Loin de la musique des sphères, c’est d’une explosion que va naître notre univers. Avec le soleil et ses planètes satellites, ou vassales, même si aux temps obscures on ne le voyait pas de cette oreille. Oui ? « Entendait » ? C’est ce que j’ai dit jeune homme, vous êtes bien distrait. Au commencement vinrent les bactéries : organismes monocellulaires et sans noyau, je ne vise personne ici évidemment. Et vous allez dire quoi à vos parents ? Que vous vous êtes reconnu ? Si vous vous sentez visé je ne suis en rien responsable… à votre mère, à votre guise ! Bon si on m’interrompt à tout bout d’champ, ça risque d’être long. Mademoiselle ? Bon allez-y si ça presse, vos camarades vous passeront leurs notes. Matthieu par exemple, c’est avec votre portable que vous écrivez ? Ni enregistrement ni vidéo, avez-vous entendu parler du syndrome Vauquier ? Harcelez-vous les uns les autres, mai...

La sexualité est-elle un fléau?

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  La sexualité est-elle un fléau ? Pour ceux qui ont vécu longtemps, voire plus, c’est une évidence. Même si certains regrets, aussi douloureux soient-ils, valent mieux que rien du tout. Elle/il a vécu ailleurs depuis, mais les souvenirs sont tenaces. Bien sûr que tout cela n’est pas très rationnel, mais la raison n’est pas le sel de la vie. Tel ou tel été, à marcher sur la plage ou badiner en toute innocence sous la tente. Je parle bien sûr de l’ante conjugal, qui précède pour beaucoup l’ante divorce. La sexualité n’entre dans aucune case, rien à voir avec les ébats, on vit pleinement sa période « romantique », ou « baba » pour les amnésiques ou les envieux. Folâtrer dans les champs comme des chiens fous, s’enivrer de l’instant, ne pas s’embarrasser des dogmes et se croire éternels. Qui ne l’a pas vécu ? «  Quand vous serez bien vieilles, quand vous serez bien vieux ». La sexualité, comme les livres, est un bien d’exception (merci Jack), le prix doit être à la portée de toute...

La vie est belle.

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  La vie est belle, même si rien ne va jamais comme on le voudrait. Certains vous diront qu’il vaut mieux mourir pour des idées, de préférence les leurs. Ce soir j’ai regardé l’orage et un petit aperçu du déluge. J’avoue avoir pensé être foudroyé dans mon transat, sans en être effrayé. Parfois je pense à toutes ces paperasses à faire si je meurs d’un seul coup. Mais qui va s’en charger ? Mes frères et sœurs sont tous bien occupés, d’ailleurs ils partiront peut-être avant moi. Il y a bien les nièces et les neveux, enfin ils sont chargés de famille comme on dit. Je relis, enfin relire un truc qu’on a complètement oublié, ça revient à lire, Voltaire. Oui c’est grave, comme quiconque n’a rien de mieux à faire. J’admire son audace, même si je me noies dans les références qui ne sont plus de ce monde. Quel esprit, quelle érudition, il écrit tout haut ce que chacun pense aujourd’hui, à moins d’être un illuminé. A s’entre-tuer pour des dogmes que nul ne peut prouver. Les complotistes du we...

Couleurs.

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  - Brisons là Messieurs, je ne vois qu’une couleur : le bleu. - Moi je préfère les teintes argentées de la lune, sur fond noir et gris. - Et le blanc immaculé de l’hiver ? - Je ne vois que le rouge des tulipes et coquelicots. - Et de nos champs de bataille ! - Le roux, l’ocre, l’ambre pour l’automne. - Le jaune pour l’été. - Le pourpre pour la grandeur. - En voilà assez Messieurs, seriez-vous devenus séniles ? Notre affaire n’est pas bien compliquée, changer notre blason pour charmer le peuple. - Et croyez-vous que le peuple attend des couleurs ? - Qui donc est ce jeune freluquet à dentelles ? - Mon nouveau conseiller. Messieurs sachez que l’expérience, aussi respectable qu’elle soit, n’est que du temps passé. - Pourriez-vous être plus clair ? Feu votre père … - Mon père était un grand Roi, il craignait Dieu, aimait son peuple, s'il n'y avait eu ses conseillers, le peuple l’aurait aimé en retour. - Que sont ces discours, vous nous répudiez ? - Non point, le rôle d’un conseille...

Jamais dans le même fleuve.

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  L’amitié c’est comme le couple, on s’est connu, apprécié ou aimé, et puis le temps a passé. Chacun son devenir. « Tu as changé » ! « Toi aussi j’te f’rais dire » (zézette). Oui, on ne se baigne jamais dans les mêmes eaux. Ceux qui ont voulu renouer avec d’anciens amours en ont fait l’amère expérience. Ce qui m’animait jadis, en quoi je croyais dur comme fer, est passé à la moulinette du temps. L’étape ultime est le dégoût du noyau familial, qui pour un temps plus ou moins long a été la seule référence. Malgré tous ces souvenirs merveilleux, on garde l’impression d’avoir été berné. C’est pas ça la vie. Oui mais la vie c’est quoi ? Le détachement n’est pas affaire de volonté, on se détache car on a plus la foi. Les chanceux, de moins en moins nombreux, tenteront avec succès de reproduire le cocon originel. Quelques êtres chers sur qui on peut compter, un(e) conjoint(e), ou autre type de contrat, et des enfants. Mais les statistiques disent autre chose, on décompose et on recompose....