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Fais pas ci, fais pas ça!

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  Il faut faire ceci ! Il ne faut pas faire cela ! Avec le point d’exclamation d’usage qui, à mon avis, n‘aurait jamais dû être inventé. Que de gourous du dimanche, parfois, je l’avoue, j’ai été tenté d’en être, pour le regretter plus tard. Tous ces pseudo marchands de bonheur, amateurs ou auteurs dans le rayon bien-être, sans parler des influenceurs sur la toile. Maîtrisent-ils seulement le sujet ? Eh bien non, car le bonheur n’existe pas. Des passions éphémères, un bon exemple de pléonasme, quelques poussées d’euphorie, et surtout beaucoup de quiétude et de sérénité acquises par l’expérience et le ras-le-bol du mal-être. Qu’on me parle « d’harmonie avec le cosmos » ou d’embrasser les arbres, ou encore de Mère Nature, enfin tous ces trucs à la con qui font recette, surtout dans les entreprises privées. Si les cadres ou employés ont besoin de participer à ces stages à la con c’est parce qu’on leur fait croire qu’ils sont à la source du problème. Manque de confiance ou d’estimation ...

Et où est donc la sortie mon bon?

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  - Quel est donc cet endroit mon bon ? - Eh bien c’est un cimetière « mon bon ». - Vous faites insulte à mon intelligence en vous raillant ainsi, mon parcours universitaire vous laisserait coi. - Pas sûr que vos médailles ou autres palmes vous servent à grand-chose ici, ici c’est pas Saint Denis ni le Panthéon ou le Père-Lachaise. Il faut croire vos velléités ne vous ont pas mené loin. - Y a t’il quelque érudit dans cet endroit sordide, enfin une personnalité digne de me rencontrer ? - Je préfère ne pas en rire Môssieur, car j’ai de la peine pour vous. - En voilà assez, veuillez m’indiquer la sortie, tout cela me fait perdre mon temps précieux. - Il n’y aura pas de sortie pour vous, quant au temps à perdre, vous serez servi. - Que dois-je entendre par là, de plus je trouve que vous avez une tête épouvantable. - Attendez quelques mois, un rayon de lune et le marbre vous feront peut-être comprendre beaucoup de choses Monsieur l’érudit. - Mais enfin, vous voulez dire que … - Eh oui, ...

Les temps sont durs et incertains.

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  Les temps sont durs et incertains. OK, il faut bien reconnaître que c’est toujours la même rengaine. Pourquoi Dieu a-t’il créé le serpent, enfin toutes ces saloperies qui rampent, piquent ou mordent. Peut-être que Dieu est un petit plaisantin, un de ces enfants gâtés fascinés par la cruauté et le malheur. Mais non, Dieu n’est que miséricorde (je hais ce mot), tous les petits bobos par Lui seront guéris. Enfin faut pas rêver non plus, c’est du donnant donnant. Il nous fournit la dope pour nous calmer, mais comme Trump (pardon pour le blasphème), n’oublie jamais ses intérêts. Dans mille ans, si la Terre tient le coup, c’est pas gagné, on nous resservira les mêmes plats, transcendés par les dernières trouvailles technologiques, foin des fourchettes ou autres outils préhistoriques, on fera avec les verrines ou autres éprouvettes, buvant un liquide bleu, comme dans Star Wars. Certains diront : « Pourquoi imaginer le pire pour le futur ? Eh bien parce que, à moins d’être complètement d...

Et c'est reparti pour un temps pourri.

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  Et c’est reparti pour un temps pourri, 2024 sera le record à l’envers de 2023. Ne nous plaignons pas, on voulait de l’eau on en a. Les JO sous la pluie et pourquoi pas ?  On vendra les parapluies rue de Rivoli avec la Tour Eiffel. A l’instar de l’ex ministre aux deux portefeuilles, et non des moindres, qui a vite fait d’en perdre un, Anne Hidalgo s’est baignée dans la Seine. Aux dernières nouvelles, les deux ondines ont survécu. Attal, étant un peu désœuvré, a relancé la polémique qui lui avait réussi : si la plage des quais de Seine devient une vraie plage, pas question de tolérer l’abaya ou son pendant masculin dont j’ai oublié le nom, faut pas non plus traumatiser Notre Dame de Paris, qui a vécu 5 ans d’enfer. L’été s’ra chaud, L’été s’ra chaud, dans les T-shirts et les maillots. Oui, il est bon parfois de rappeler des références cul-turelles pour rappeler à la jeunesse que la France, en son temps, réfléchissait. Pour étayer ces temps mythiques, on pourrait ajouter de nom...

La misère, c'est plus tendance.

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  La petite en haillons, blafarde et famélique, portait le seau presque aussi lourd qu’elle. Donnons dans la petite fille aux allumettes, ou la chanson réaliste (« elle vendait des crayons »). La misère à la Dickens ne fait plus recette aujourd’hui, et les gueules noires de Zola, ou les illusionnés de Steinbeck, pour ne citer que quelques exemples, sont, comment dire, surannés. Saint Martin aujourd’hui tiendrait les rênes d’une filiale d’Emmaüs pour les fripes. Pour les gens biens, l’abbé Pierre est devenu patron des squatters, pas moins honnis que les salles de shoot ou les hôtels accueillants des sans papiers. Il faudrait programmer une campagne pour la réhabilitation du pauvre, enfin si un jour on a un gouvernement, on s’est bien moqué des Belges, mais que les Belges se moquent à leur tour. C’est de bonne guerre. Dire que ce sont toujours les mêmes qui se bronzent sur la Côte d’Azur. Et le pire, c’est que les riches sont de plus en plus riches, ça on le savait, mais qu’ils sont ...

Pas d'idée aujourd'hui.

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  Pas d’idée aujourd’hui, pas même une petite étincelle pour faire jaillir les mots, les phrases, les paragraphes et, au-delà, les petits tours de magie, plus ou moins maîtrisés, pour perdre le lecteur et pour son grand plaisir. Car le lecteur est difficile, il ne faut pas trop de ceci et un peu moins de cela. Mais comme le lecteur est multiple, et parfois individuellement versatile, selon l’humeur, il est préférable de naviguer à vue et, faute de mieux, aimer ce que l’on écrit. Écrit-on pour soi ou pour les autres ? Je parie que vous connaissez la réponse. Dans la vie réelle, si ce concept existe, on finit toujours par se dire que quoi qu’on fasse, ce sera toujours trop ou pas assez. Fais ce que dois. Les ronchons de service, ou peut-être les jaloux, trouveront toujours à redire. Que l’on vende sa prose ou ses poèmes à Saint-Ouen ou au Louvre des antiquaires, ma foi, quelle différence ? Ceux qui pensent faire commerce, malgré leur talent et leur nom ampoulé, savent ce que la bohèm...

La cause première.

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  La cause première se perd dans la nuit des temps. Quand tout a commencé, qui a commencé et, surtout, qui a commencé quoi. O'Hara et O'Timmins, Colomba, Roméo et Juliette, et autres malédictions qui ne sont hélas pas que BD, nouvelle ou tragédie. Aucune cause première, et ses variations au fil du temps, ne saurait justifier la violence.  La définition de la violence est qu’autrui peut mourir, peu importe si c’est écrit ou pas, en son nom propre, au nom d’une communauté, d’une nation, d’une religion, d’un régime … Combien d’offenses dans sa vie? A-t’on brandi le couteau, la hache ou autres instruments barbares? La raison permet d’équilibrer pertes et profits. Les plus sages iront même plaindre leurs bourreaux. Si je tue l’autre, j’enfreins toutes les règles ici-bas et je ne suis plus que cet acte. Crime et Châtiments, la vraie conscience de l’aberration commise, le châtiment dévore de l’intérieur, le nénuphar de l’écume des jours. On a interdit le duel mais il revient aujourd’...