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Pâques au balcon.

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  C’est Pâques au balcon, ah non merde, j’ai dû confondre. Enfin planquer les œufs sur un balcon, même si le mien est plutôt une super terrasse, c’est un peu con. Surtout qu’il y a pas d’gamins, et que j’ai eu ma ration de cloches et de lapins. Bon, Pâques sera comme à Noël, au jour de l’an et autre festivité des gens normaux, c’est à dire ni seuls ni trop désabusés. Heureusement qu’il y a des manifs, enfin surtout des fins de manifs, pour s’occuper un peu l’esprit. Ça vaut pas le feuilleton des gilets jaunes, mais enfin faut faire avec, c’est pas nous qu’on décide des grilles d’occupation de l’antenne. Une nouvelle ZAD est née, Alléluia ! On devrait prêter des armures et tout le bazar du Moyen-Age pour amuser un peu le peuple. De Villiers a déjà acheté les droits, pour faire la nique à Spielberg, soutenu par Manu, « made in France bordel ! » Une chasse aux œufs a mal tournée dans un EHPAD, les vieilles et les vieux se seraient entre-tués, on attend plus de précisions à ce stade. A...

Petits cailloux.

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  Le Dormeur du bal… Un verre de rouge dans sa main droite. (avec yl5). Compétition avec soi-même, la seule qui vaille, vouloir se dépasser, quelque soit son niveau, être fier de soi, mais continuer à exiger encore plus. La compétition avec les autres peut vous briser, être exigeant avec soi-même ne peut jamais nuire. (avec F.A.). Oui mais l'océan des possibilités ne sert à rien si l'on ne peut y créer quelques vagues, tu n'es certainement pas noyée, si l'on pense aux milliards de fourmis que nos sommes, alors autant croiser les bras et attendre la mort. Toi tu crées et c'est une galaxie à part entière, car l'infiniment petit vaut l'infiniment grand. (avec F.A.). Et tu as bien raison, tu écris ce qui t'inspire, "plaies"ou ravissements, tu écris et c'est tout que certains ne te suivent ni te te comprennent ne doit surtout pas t'en dissuader. Qu'ils passent leur chemin, sans doute respectable, mais différent. S'il n'y avait pa...

Le temps, oui, mais lequel?

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  Je reviens à la charge, peu importe l’heure qu’il est, d’ailleurs « l’heure qu’il est » n’est qu’une vue de l’esprit. Voilà qui est dit. Les sages vous diront que l’intelligence ou l’intelligible se moquent bien des horloges, en cela qu’on se demande bien sur quoi elles sont alignées. Allez vous étonner que les « gens » deviennent cinglés. Les aiguilles peuvent bien monter ou descendre, chacun comprend que le temps est plus complexe. Le temps, celui qu’on a négligé ou, en apparence seulement, dépensé à bon escient. A coup d’agendas ultra chics et en cuir s’il vous plaît. Peut-on vraiment dire ou croire que le temps nous appartient ? C’est se donner beaucoup d’importance. Le temps est une belle saloperie, qui peut vous trahir à n’importe quel moment. Et ça va mieux en le disant. « Nous prendrons le temps de vivre » pour citer Moustaki. Mais qui peut prétendre avoir eu ce privilège ? Comment peut-on s’ennuyer, comme nous tous je crois, et se plaindre de ne pas avoir le temps ? Avoi...

Du grain à moudre.

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  Bon, ai-je du grain à moudre ce soir ? Il suffit de trois mots alignés pour allumer la mèche. Ce ne sont pas les sujets qui manquent, ou les non-sujets pour faire dans l’absurde. A la Lewis Carrol ou Boulgakov, pour ne citer que ces deux là. Un truc guimauve peut-être, comme chante Souchon : «  Comme dans ces romans pour dames de Somerset Maugham ». https://www.youtube.com/watch?v=0_lC1pzZb9M Un truc gothique peut-être à la Edgar Poe ? Un truc qui fout vraiment la frousse d’un certain Stephen King. Bon, on a tout en magasin, fouillez, fouillez, il en restera toujours quelque chose. Ou décrire son amant(e) pour endormir le lecteur, ou fera quitter la salle de cinéma prématurément, vu le prix de l’entrée, on comprend la frustration, autant regarder Drucker, celui qu’a squatté le repos dominical après un certain Jacques Martin, que les moins de vingt ans, etc. « En v’là du slow en v’là » (Jonasz). Bon, revenons à nos moutons. Je parle de ceux qu’on a peut-être reconnus à Bézier...

Putain de mort.

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  Ce parfum de mort, entre moisissure et décomposition. Et surtout le silence, le néant. Parfois j’y pense, la plupart du temps j’esquive, comme beaucoup. Avoir été, n’être plus rien, ou plutôt n’être plus. Autrefois ces photos jaunies, aujourd’hui quelques clés USB, perdues dans un tiroir ou dans quelque boite à gâteaux au grenier. Si on y pense, ne serait-ce qu’un instant, on fait moins le malin, on cesse de rabaisser l’autre qui subira le même sort. Putain de mort. Aujourd’hui je cours ou je marche, plus ou moins vite, ça dépend de l’âge ou de la discipline. Moi j’ai fait une croix sur la discipline depuis quelques décennies. Un corps d’athlète ressemblera aux autres au temps des pissenlits, est-il besoin de faire un dessin ? Parfois, enfin plutôt souvent, je me demande ce qui nous fait avancer, certains attrapent même des ulcères, rongés par la colère ou la jalousie. On a peur de perdre de petites choses, qui n’en valent pas la peine, on agonise pour de faux ou pour de vrai, et...

Je suis né sous le signe du Lion.

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  Je suis né sous le signe du Lion, un minable qui étale sa pseudo science et dont les rayons traversent à peine la fenêtre de la cuisine. Je ne vois autour de moi que des gens merveilleux, qui ont le sens du devoir et surtout du sérieux. Tout me fait marrer, désolé de le dire et c’est sans doute pour ça que je me suis pris tant de baffes, pour dire le moins. Comme un E.T. loin de sa maison, je dois être né au mauvais endroit. La plupart des gens que je côtoie me font penser à des croque-morts, j’adopte l’attitude pour m’adapter un peu mais je reconnais que c’est pas facile tous les jours. La vie est dure pour qui n’aime que jouer et se retient de rire en toute circonstance, surtout les plus tragiques. Quand on est chez soi, dans cette toile d’araignée, plus ou moins design ou kitch, selon ses goûts, que l’on a tissée patiemment, on ne ressent plus ces contraintes qu’on veut nous imposer pour être docile. C’est encore plus facile quand on est seul et qu’on ne reçoit jamais personne...

Vacuité, ou vas te cuiter aurait dit Boby.

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  Ainsi on abandonne l'être qui se croyait aimé(e) et qui vivait l'instant et les projets, la mort décidément peut se décliner à l'infini. (avec l’insolite François Ville). J'ai déjà expérimenté une hallucination collective, bon on était que deux, mais ça suffit pour avoir la peur aux frousses, ou aux trousses, j'me rappelle plus bien. (avec Caïn Bates). Et les petits cailloux ramassés, tout est à refaire. (avec Klapoutz). Je multiple les cauchemars, ce qui fait que je suis content d’aller au boulot. Je me perds dans un dédale de lieux où mes affaires sont éparpillées. Je ne comprends pas trop en quoi consiste mon travail, je vois défiler les « supérieurs » hiérarchiques actuels et passés. Je me perds tout le temps et je n’arrive jamais à l’heure, quand j’arrive à arriver. Le soir c’est pire, je survole des immeubles, ou je les traverse, et je ne sais plus comment rentrer chez moi. J’ai de super pouvoirs qui finissent par me rendre fou. Je surfe sur la mer pieds nus...